Administration et amendes

Test positif aux stupéfiants : responsabilité administrative : que faire selon le droit géorgien

Responsabilité administrative en cas de consommation de stupéfiants constatée par un test : qualification de l'infraction, refus du test et délai pour une contre-analyse, retrait du droit de conduire et risque de poursuites pénales en cas de récidive.

Que faire

  1. Qualification (quelle substance ? au volant ?) : la consommation (hors cannabis) sans prescription médicale — amende de 500 à 2 000 laris ou arrêt pouvant aller jusqu'à 60 jours (art. 45). Cannabis : petite quantité de cannabis — amende de 500 laris (art. 45¹) ; fumer dans un lieu public — amende de 800 à 1 200 laris (art. 45¹) ; chez les adultes, la « consommation » désigne le fait de fumer lui-même (le test ne tranche que pour les mineurs) ; dans un logement privé, ce n'est pas punissable (art. 45¹). Au volant : conduire sous l'emprise de stupéfiants constitue d'emblée une infraction pénale (Code pénal, art. 276).
  2. Refus du test — une infraction distincte, et non une issue : se soustraire au contrôle constitue une infraction autonome, passible de la même sanction (amende de 500 à 2 000 laris ou arrêt pouvant aller jusqu'à 60 jours) ; il n'est pas nécessaire de prouver la consommation elle-même (art. 45) ; on peut refuser d'être conduit au lieu de contrôle, mais il faut alors, dans un délai de 4 heures à compter de la remise de la réquisition, passer soi-même l'analyse (au ministère de l'Intérieur ou au Bureau Samkharauli) (art. 45) ; ne pas se présenter, ou se présenter en violation de la procédure, équivaut à une soustraction (art. 45).
  3. Légalité du test et défense : le test ne peut être ordonné que sur des motifs suffisants (art. 45) ; après un résultat positif — 10 jours calendaires pour demander une analyse alternative de l'échantillon de contrôle (art. 45).
  4. Tribunal : les affaires relevant des articles 45 et 45¹ relèvent du tribunal de district, dans un délai de 3 jours (art. 262) ; contestation — dans un délai de 10 jours à compter de la remise (art. 273).
  5. Retrait de droits (principal enjeu) : le tribunal retire obligatoirement le droit de conduire — pour 3 ans ; l'exercice d'une activité pédagogique, la fonction publique et le port d'arme — pour 5 ans (Loi sur la lutte contre la criminalité liée aux stupéfiants, art. 3) ; il peut retirer pour une durée pouvant aller jusqu'à 5 ans l'exercice de la médecine ou de la profession d'avocat, ainsi que le droit d'éligibilité (art. 3) ; la durée court à compter de la décision définitive dans l'affaire (art. 5).
  6. Frontière avec le Code pénal : la récidive commise par une personne déjà sanctionnée au titre de l'article 45 ou de la partie 1 de l'article 45¹ constitue une infraction pénale (Code pénal, art. 273) ; après le paiement de l'amende, la personne est considérée comme sanctionnée pendant 1 an (art. 39) ; la consommation de cannabis ne relève pas de cet article (Code pénal, art. 273). Issue : le recours volontaire à une aide médicale ou la remise d'une petite quantité exonèrent de responsabilité (art. 45).
  7. Où s'adresser : police → laboratoire du ministère de l'Intérieur / Bureau Samkharauli → tribunal de district → cour d'appel.
  8. Preuves : réquisition indiquant l'heure de remise, résultats du laboratoire, analyse alternative, ordonnance du médecin.
  9. Pièges : le refus de l'analyse ne sauve pas — la soustraction elle-même est sanctionnée comme la consommation ; le retrait du droit de conduire par le tribunal intervient même sans conduite ; une récidive dans l'année suivant l'amende constitue déjà une affaire pénale.

À vérifier absolument

  • sanction pour la consommation (amende ou arrêt administratif) et le fait que le refus du contrôle est sanctionné de la même manière
  • délai de 4 heures pour passer soi-même l'analyse et droit à une analyse alternative dans un délai de 10 jours
  • retrait obligatoire du droit de conduire par le tribunal (conduite, enseignement, fonction publique, port d'arme)
  • régime particulier du cannabis (détention d'une petite quantité, consommation en public, logement privé)
  • récidive après sanction — responsabilité pénale (Code pénal, art. 273)

Dispositions en vigueur (textes en géorgien)

საქართველოს ადმინისტრაციულ სამართალდარღვევათა კოდექსი

საქართველოს სისხლის სამართლის კოდექსი

Ceci est un aperçu, pas un conseil juridique. Les délais et montants suivent la version en vigueur de la loi — vérifiez-les dans le texte de chaque article.

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