Affaires pénales

Accusé de violence domestique : que faire selon le droit géorgien

Ce que signifie être accusé de violence domestique en Géorgie : qualification pénale, ordonnance de restriction, mesures de contrainte, défense et preuves.

Que faire

  1. Ce qui est reproché : violence, insultes systématiques, chantage ou humiliation d'un membre de la famille ayant causé douleur ou souffrance (Code pénal de Géorgie, art. 126¹), passibles de jusqu'à 2 ans de privation de liberté (Code pénal de Géorgie, art. 126¹) ; lorsque la victime est un enfant, en cas de récidive, etc. — jusqu'à 3 ans (Code pénal de Géorgie, art. 126¹) ; membre de la famille — y compris l'ex-conjoint et l'ex-concubin (Code pénal de Géorgie, art. 11¹) ; toute infraction familiale antérieure rend la nouvelle infraction réitérée (Code pénal de Géorgie, art. 11¹). Les droits de la personne détenue et de l'avocat sont les mêmes que dans toute affaire pénale.
  2. Ordonnance : lors d'une enquête sur des violences ou des atteintes à la santé au sein de la famille, l'ordonnance de restriction est obligatoire (Loi sur la prévention de la violence envers les femmes et/ou de la violence domestique, la protection des victimes et l'aide à celles-ci, art. 10) ; elle peut imposer l'éloignement du logement, y compris à l'encontre du propriétaire (même loi, art. 10) ; durée — jusqu'à 1 mois (même loi, art. 12). Contestation : recours dans les 3 jours suivant la notification (même loi, art. 10) ; action en justice devant le tribunal du lieu de résidence de la victime, décision sous 3 jours (Code de procédure administrative de Géorgie, art. 21¹⁴) ; l'ordonnance reste en vigueur pendant ce temps (Code de procédure administrative de Géorgie, art. 21¹⁴).
  3. Principal risque : le non-respect d'une ordonnance de restriction ou de protection constitue une infraction pénale au titre du Code pénal de Géorgie (art. 381¹), et non une contravention administrative ; la violation de l'ordonnance est une infraction distincte, passible de jusqu'à 1 an de privation de liberté (Code pénal de Géorgie, art. 381¹) ; en cas de récidive — jusqu'à 3 ans (Code pénal de Géorgie, art. 381¹). Ne pas appeler, ne pas écrire, ne pas se rendre sur place — même sur invitation de la victime.
  4. Peine et mesure de contrainte : l'amende ne peut pas constituer la peine principale (Code pénal de Géorgie, art. 42) ; l'assignation à domicile n'est pas prononcée pour une infraction familiale (Code pénal de Géorgie, art. 47¹) ; au titre de la mesure de contrainte, le tribunal ajoute en priorité la saisie de l'arme et l'interdiction de s'approcher de la victime (Code de procédure pénale de Géorgie, art. 199). Le procureur décide, à sa discrétion et au regard de l'intérêt public, d'engager ou de mettre fin aux poursuites — et non la volonté de la victime (Code de procédure pénale de Géorgie, art. 16). Alternative : la diversion, assortie de l'obligation de suivre un programme de modification du comportement violent (Code de procédure pénale de Géorgie, art. 168¹).
  5. Défense en cas d'exagération des faits : les dépositions uniquement en présence d'un avocat ; données médicales, correspondance, témoins, vidéos.
  6. Où s'adresser : avocat ; tribunal de première instance — annulation de l'ordonnance ; magistrat — mesure de contrainte.
  7. Preuves : copie de l'ordonnance avec la date de notification, documents médicaux, correspondance, enregistrements, témoins.
  8. Pièges : laisser passer le délai de recours contre l'ordonnance ; « se réconcilier » et rentrer chez soi alors que l'ordonnance est en vigueur — nouvelle infraction ; compter sur le fait que l'épouse « retirera sa plainte » — la poursuite est d'office.

À vérifier absolument

  • constitution de l'infraction de violence domestique et définition du membre de la famille
  • ordonnance de restriction — durée, éloignement du logement y compris du propriétaire, recours dans un délai de 3 jours
  • violation de l'ordonnance — infraction distincte, aggravation en cas de récidive
  • particularités de la peine et de la mesure de contrainte (pas d'amende ni d'assignation à domicile, interdiction de s'approcher, saisie de l'arme)
  • défense — uniquement avec un avocat, collecte des preuves

Dispositions en vigueur (textes en géorgien)

საქართველოს სისხლის სამართლის კოდექსი

ქალთა მიმართ ძალადობის ან/და ოჯახში ძალადობის აღკვეთის, ძალადობის მსხვერპლთა დაცვისა და დახმარების შესახებ

საქართველოს სისხლის სამართლის საპროცესო კოდექსი

Ceci est un aperçu, pas un conseil juridique. Les délais et montants suivent la version en vigueur de la loi — vérifiez-les dans le texte de chaque article.

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