Santé et médecine

Étranger en Géorgie : a-t-il droit à la médecine d'État et faut-il une assurance : que faire selon le droit géorgien

Qui a accès à la médecine d'État selon son statut en Géorgie, quels soins sont accessibles à tous, quels programmes sont plus larges, et quelle assurance est exigée des touristes à l'entrée.

Que faire

  1. Le statut de la personne est déterminant. Le droit à l'aide médicale au titre des programmes d'État est accordé par la loi aux citoyens et aux apatrides ayant un statut en Géorgie (Loi sur la santé, art. 5). Le paquet de base du Programme PUS vise les citoyens (et les personnes munies de documents neutres), les apatrides ayant un statut, les demandeurs d'asile, les réfugiés et les personnes ayant un statut humanitaire ; les étrangers titulaires d'un permis de séjour ne sont pas mentionnés dans cette liste (Décret n° 36 (éd. 11.2023), art. 1 et art. 2, annexe 1). Les programmes annuels d'État visent les citoyens, sauf si un programme précis élargit le cercle des bénéficiaires (Décret n° 474, art. 2, règles générales). Un permis de séjour temporaire ou permanent n'inclut pas en soi le Programme PUS ; l'exception concerne les personnes visées par l'ordonnance sur les mesures liées à la guerre en Ukraine, dans la mesure prévue par cette ordonnance (Décret n° 474, art. 2, règles générales).
  2. Ce que tous ont : l'aide de l'équipe d'ambulance est accordée à toute personne sur le territoire de la Géorgie (Décret n° 474, art. 2, annexe « Ambulance ») ; l'équipe fournit l'aide et, si l'état le requiert, assure l'hospitalisation dans une clinique spécialisée (Décret n° 474, art. 3, annexe « Ambulance ») ; l'État protège le droit à l'aide d'urgence, sans laquelle la mort ou un préjudice grave à la santé sont inévitables (Loi sur les droits du patient, art. 12).
  3. Programmes distincts plus larges que le PUS : le suivi de grossesse est accessible aux citoyens et aux personnes ayant un domicile permanent en Géorgie (Décret n° 474, art. 2, annexe « Santé de la mère et de l'enfant ») ; les vaccinations programmées selon le calendrier sont accessibles aux enfants de moins de 18 ans se trouvant légalement en Géorgie depuis plus de 3 mois (Décret n° 474, art. 2, annexe « Vaccination ») ; l'insuline est accessible aux personnes ayant un domicile permanent (voir le cas sur les médicaments).
  4. Assurance : à l'entrée, le touriste doit disposer d'une police d'assurance santé et accident (Règles d'assurance obligatoire des touristes, art. 3) ; la somme assurée doit être d'au moins 30 000 laris (Règles d'assurance obligatoire des touristes, art. 4) ; cette règle est en vigueur depuis le 1er janvier 2026 (Règles d'assurance obligatoire des touristes, art. 2) ; l'absence d'assurance santé et accident (ou de moyens suffisants) est un motif de refus de visa ou d'entrée (Loi sur le statut juridique des étrangers et apatrides, art. 11). Pour un titulaire de permis de séjour sans PUS, l'assurance privée est la seule protection contre la facture de la clinique.
  5. Traités du pays de citoyenneté : les droits des étrangers sont garantis par les traités internationaux de la Géorgie et, à défaut, par la loi du pays de séjour (Loi sur les droits du patient, art. 9).
  6. Où s'adresser : Agence nationale de la santé ; clinique ; service d'ambulance.
  7. Justificatifs : passeport ; carte de permis de séjour ; document attestant le statut de réfugié ou d'apatride ; police d'assurance.
  8. Pièges : promettre à un étranger titulaire d'un permis de séjour le programme universel, car il ne figure pas parmi les bénéficiaires ; croire que l'ambulance gratuite paie aussi le traitement hospitalier ; confondre l'assurance du touriste exigée à l'entrée avec l'assurance pour le permis de séjour.

À vérifier absolument

  • programme universel : pour les citoyens, les apatrides ayant un statut, les réfugiés et les demandeurs d'asile ; l'étranger titulaire d'un permis de séjour n'en bénéficie pas
  • ambulance : à toute personne en Géorgie ; hospitalisation hors PUS payée par le patient ou son assurance
  • programmes distincts (grossesse, vaccination des enfants, insuline) couvrent les personnes ayant un domicile permanent ou se trouvant légalement sur le territoire
  • depuis le 1er janvier 2026, le touriste doit disposer d'une assurance d'au moins 30 000 laris ; sans assurance, l'entrée peut être refusée

Dispositions en vigueur (textes en géorgien)

ჯანმრთელობის დაცვის შესახებ

უცხოელთა და მოქალაქეობის არმქონე პირთა სამართლებრივი მდგომარეობის შესახებ

პაციენტის უფლებების შესახებ

საქართველოს კონსტიტუცია

Ceci est un aperçu, pas un conseil juridique. Les délais et montants suivent la version en vigueur de la loi — vérifiez-les dans le texte de chaque article.

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