Droits fondamentaux
Droits lors d'un rassemblement et en cas de dispersion : que faire selon le droit géorgien
Droits et limites du participant à un rassemblement ou à une manifestation : liberté de se réunir, interdictions applicables aux participants, conditions de dispersion, usage de la force par la police, droit de filmer et procédure en cas d'arrestation.
Que faire
- Point de départ : on peut se rassembler publiquement et sans arme, sans autorisation (Constitution de Géorgie, art. 21) ; les autorités ne peuvent mettre fin à une réunion que si elle est devenue illicite (même texte, art. 21).
- Interdictions pour le participant : il est interdit de couvrir son visage d'un masque ou d'une autre manière (Loi sur les réunions et manifestations, art. 11) ; les armes, les substances explosives et la pyrotechnie sont interdites (même loi, art. 11) ; il est interdit de bloquer une route si le nombre de participants ne l'exige pas (même loi, art. 11¹). Sanctions : visage couvert, blocage de la route, arrestation administrative jusqu'à 15 jours (jusqu'à 20 jours pour l'organisateur) (Code des infractions administratives de Géorgie, art. 174¹) ; amende de 5 000 laris (15 000 pour l'organisateur) à la place de l'arrestation, uniquement pour les personnes à qui l'arrestation ne peut pas être appliquée (même code, art. 174¹). Il est interdit de rester dans un rassemblement dissous sur demande du ministère de l'Intérieur (Loi sur les réunions et manifestations, art. 11) : pour armes, objets dangereux et participation à un rassemblement dissous, arrestation jusqu'à 60 jours (Code des infractions administratives de Géorgie, art. 174¹).
- Dispersion : en cas de violations massives (armes, appels à la violence), la réunion est immédiatement dissoute sur demande du ministère de l'Intérieur (Loi sur les réunions et manifestations, art. 13). En cas de blocage massif de la route, le ministère de l'Intérieur donne un avertissement ; si la route n'est pas libérée dans les 15 minutes, la réunion est illicite (même loi, art. 13). Mais quitter les lieux dans les 15 minutes suivant l'avertissement NE permet PAS d'échapper à la responsabilité : celle-ci naît au moment de l'infraction (même loi, art. 13). Après l'injonction de se disperser, il faut partir. La décision de dissolution se conteste devant le tribunal ; le délai d'examen est de trois jours ouvrés dans chaque instance (même loi, art. 13).
- Force : la force n'est utilisée qu'en cas de nécessité et de manière proportionnée (Loi sur la police, art. 31). Avant d'employer la force ou des moyens spéciaux, la police doit avertir et accorder un délai raisonnable pour exécuter une exigence légale (même loi, art. 31). Le gaz et les armes non létales ne sont utilisés que contre une attaque et les violations massives (même loi, art. 33). La force et les moyens spéciaux sont interdits à l'égard des femmes manifestement enceintes, des enfants, des personnes handicapées et des personnes âgées (même loi, art. 35).
- Filmer : chacun a le droit de recevoir et de diffuser des informations, et la loi ne contient pas d'interdiction de filmer (Constitution de Géorgie, art. 17). Il faut filmer sans gêner les opérations. Seul le refus d'obéir à une exigence LÉGALE d'un policier est punissable (Code des infractions administratives de Géorgie, art. 173).
- Arrestation et plaintes : la personne arrêtée doit être présentée au tribunal au plus tard dans les 24 heures (Code des infractions administratives de Géorgie, art. 247). Une plainte contre un policier se dépose auprès de son supérieur, du parquet ou du tribunal (Loi sur la police, art. 56).
- Où s'adresser : tribunal ; parquet, en cas de dépassement de la force ; Défenseur public ; avocat dès le moment de l'arrestation.
- Preuves : votre propre vidéo (matricule du policier, présence ou non d'un avertissement), certificat médical, témoins.
- Pièges : le masque n'est pas « l'anonymat » ni « une simple amende », mais une arrestation ; rester après l'injonction de dissoudre le rassemblement, donnée sur demande du ministère de l'Intérieur ; discuter avec la police au lieu de filmer, ce qui peut donner lieu à un procès-verbal de désobéissance.
À vérifier absolument
- on peut se rassembler sans autorisation ; les autorités ne peuvent mettre fin à la réunion que si elle est illicite
- se couvrir le visage pendant une action est interdit : arrestation administrative jusqu'à 15 jours
- dispersion : après l'injonction du ministère de l'Intérieur (en cas de blocage de route : avertissement et 15 minutes) ; participation à un rassemblement dissous : arrestation jusqu'à 60 jours
- force et moyens spéciaux : uniquement de manière proportionnée et après avertissement ; interdits à l'égard des femmes enceintes, des enfants, des personnes handicapées et des personnes âgées
- filmer la police n'est pas interdit ; en cas d'arrestation : tribunal dans les 24 heures, avocat, plainte auprès du parquet ou du Défenseur public
Dispositions en vigueur (textes en géorgien)
საქართველოს ადმინისტრაციულ სამართალდარღვევათა კოდექსი
- მუხლი 247. ადმინისტრაციული დაკავების ვადა
- მუხლი 173. სამართალდამცავი ორგანოს თანამშრომლის, სამხედრო მოსამსახურის, სახელმწიფო დაცვის სპეციალური სამსახურის თანამშრომლის, აღსრულების პოლიციელის, სპეციალური პენიტენციური სამსახურის, საქართველოს იუსტიციის სამი
- მუხლი 243. დამრღვევის მიყვანა
- მუხლი 244. ადმინისტრაციულ სამართალდარღვევათა საქმეების წარმოების უზრუნველყოფის ზომები
საქართველოს კონსტიტუცია
- მუხლი 21. შეკრების თავისუფლება
- მუხლი 17. აზრის, ინფორმაციის, მასობრივი ინფორმაციის საშუალებათა და ინტერნეტის თავისუფლების უფლებები
- მუხლი 18. სამართლიანი ადმინისტრაციული წარმოების, საჯარო ინფორმაციის ხელმისაწვდომობის, ინფორმაციული თვითგამორკვევისა და საჯარო ხელისუფლების მიერ მიყენებული ზიანის ანაზღაურების უფლებები
- მუხლი 13. ადამიანის თავისუფლება