Affaires pénales

Convocation à la police pour audition en tant que témoin : que faire selon le droit géorgien

Qui peut vous convoquer, quelle différence existe entre une audition volontaire et un interrogatoire devant un juge-magistrat, et quels sont vos droits de témoin.

Que faire

  1. Qui appelle et où. L'appel de l'enquêteur, du procureur ou de l'avocat pour un « entretien » constitue une audition : les auditions menées par les parties (police, procureur, défense) ne peuvent être que volontaires ; il est interdit de contraindre une personne à fournir des informations (art. 113 du Code de procédure pénale, CPP) ; le caractère volontaire doit être expliqué avant le début de l'audition, avec mention au procès-verbal (art. 113 CPP). Une convocation du juge-magistrat est différente : le tribunal convoque par assignation, par téléphone ou par tout autre moyen, en indiquant qui, où et quand, ainsi que les conséquences de l'absence (art. 114 CPP).
  2. Pendant l'audition : même si vous refusez d'être entendu, vous devez décliner vos données personnelles exactes (art. 113 CPP) ; la personne entendue peut venir accompagnée d'un avocat (à ses frais) et ne pas donner d'informations la concernant ou concernant un proche parent (art. 113 CPP) ; les fausses informations données lors d'une audition ou d'un interrogatoire constituent une infraction (art. 370 du Code pénal, CP). Si les questions laissent penser que vous êtes soupçonné, mettez fin à l'audition et ne revenez qu'avec un avocat.
  3. Refus d'être entendu : en cas de refus, l'accusation (ou la défense) peut demander un interrogatoire devant le juge-magistrat (art. 114 CPP) ; si la demande est accueillie, l'interrogatoire commence au plus tard dans les 24 heures ; il n'a pas lieu la nuit (art. 114 CPP) ; les dépositions devant le magistrat sont obligatoires, et leur refus engage la responsabilité pénale (art. 114 CPP) ; en cas d'absence sans motif valable à la convocation du tribunal, une comparution forcée peut être ordonnée (art. 149 CPP) ; devant le magistrat, le témoin a également le droit d'être assisté par un avocat à ses frais (art. 114 CPP).
  4. Proches et auto-incrimination : le témoin a le droit de refuser de déposer contre lui-même ou contre un proche parent (art. 49 CPP) ; le proche parent de l'accusé n'est pas tenu du tout d'être témoin (art. 50 CPP) ; sont considérés comme proches : parents, adoptants, enfants, petits-enfants, grands-parents, frères et sœurs, conjoint (y compris l'ex-conjoint) ; le concubin n'en fait pas partie (art. 3 CPP) ; le refus de témoigner constitue une infraction, mais le refus de déposer contre soi-même ou contre un proche parent n'est pas puni (art. 371 CP).
  5. Où s'adresser : police ou parquet (audition volontaire) ; juge-magistrat du tribunal de district (municipal) (interrogatoire obligatoire) ; avocat.
  6. Preuves : identité de l'appelant (nom, fonction, organisme, numéro du dossier), convocation ou message du tribunal, copie du procès-verbal d'audition ou d'interrogatoire — le relire et formuler des remarques avant de signer.
  7. Pièges : considérer l'appel de l'enquêteur comme une convocation obligatoire — c'est une invitation à une audition volontaire ; ignorer la convocation du juge-magistrat — là, c'est une obligation, et une comparution forcée est possible ; accepter une audition et mentir — responsabilité pour fausses informations ; croire qu'on peut refuser de témoigner contre son concubin, son oncle ou un ami — le privilège ne vaut que pour les proches parents prévus par la loi.

À vérifier absolument

  • l'audition à la police ou au parquet est volontaire — on peut la refuser (en déclinant son identité) et venir accompagné d'un avocat
  • en cas de refus, la partie peut obtenir un interrogatoire devant le juge-magistrat — les dépositions y sont obligatoires, leur refus est pénalement sanctionné, l'absence entraîne une comparution forcée
  • droit de ne pas témoigner contre soi-même et contre ses proches parents (conjoint, y compris l'ex-conjoint, parents, enfants, frères et sœurs, grands-parents, petits-enfants)
  • fausses informations — responsabilité pénale tant à l'audition qu'à l'interrogatoire

Dispositions en vigueur (textes en géorgien)

საქართველოს სისხლის სამართლის საპროცესო კოდექსი

საქართველოს სისხლის სამართლის კოდექსი

საქართველოს სამოქალაქო საპროცესო კოდექსი

Ceci est un aperçu, pas un conseil juridique. Les délais et montants suivent la version en vigueur de la loi — vérifiez-les dans le texte de chaque article.

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